La prime C3 du Ripec fait partie des lignes directrices de gestion, et constitue une composante du régime indemnitaire des enseignants-chercheurs. Une revisite de la politique indemnitaire des enseignants-chercheurs devra être travaillée à l’avenir, afin d’installer la composante C2 du Ripec, mettre en cohérence les trois composantes du Ripec ainsi que le référentiel d’équivalence horaire.
Ces évolutions importantes devront faire l’objet d’une réflexion interne, pilotée par la Direction des Ressources Humaines et associant les représentants du personnel, avec comme objectif en termes de calendrier une stabilisation du dispositif à horizon 2027, date à laquelle la C1 aura atteint la valeur de 6400€ par an et par enseignant-chercheur titulaire.
Les lignes directrices de gestion préconisent que la prime C3 attribuée aux enseignants-chercheurs, contrairement à la PEDR, ne valorise pas uniquement le rayonnement des activités de recherche mais également l’investissement pédagogique et la contribution aux tâches d’intérêt général. Il est préconisé d’une part que le montant total attribué représente au moins 30% du montant attribué pour la composante C1 et d’autre part qu’à terme, au moins 45% des enseignants-chercheurs puissent en bénéficier. A défaut de précision par les LDG d’établissement, il est recommandé dans le cas des enseignants-chercheurs d’attribuer au moins 30 % de primes distribuées au titre de l’investissement pédagogique, au moins 30 % au titre de l’activité scientifique, au plus 20% au titre de l’accomplissement de tâches d’intérêt général et 20 % au titre de l’ensemble de ces missions.
Lors de la mise en place de la prime C3 de la Ripec au sein de Centrale Lille, l’objectif était de permettre, une fois la PEDR totalement disparue en 2025, l’attribution de 16 primes par an et de se tenir à cet objectif budgétaire. En 2022, sur la base d’une double évaluation CNU et locale (A= 2 points, B = 1 point, C=0 point), la direction a attribué 13 primes sur 21 dossiers déposés, avec les répartitions suivantes :
- 7 PU et 6 MCF
- 4 femmes et 9 hommes
- 4 primes au titre de l’activité scientifique, 4 primes au titre de l’investissement pédagogique, 2 primes pour les tâches d’intérêt général et 3 primes au titre de l’ensemble de ces missions. L’attribution s’est fondée sur l’attribution de la prime à ceux qui présentaient la moyenne la plus élevée sur chacune de ces activités.
En 2023, 24 dossiers ont été déposés. 17 dossiers ont reçu une évaluation A de leur section CNU, 6 une évaluation B et 1 une évaluation C. La direction a décidé, en accord avec le CAR, d’attribuer automatiquement l’attribution de la prime C3 pour les dossiers évalués A par leur section CNU et d’examiner l’ensemble des autres dossiers afin de pouvoir tenir compte de l’investissement au sein de l’établissement mais également d’harmoniser les différentes modalités d’évaluation entre sections CNU et tenir compte d’éléments dont les section CNU n’ont peut-être pas tenu compte. Sur les 7 dossiers évalués B ou C par leur section CNU, 4 dossiers de Maître de Conférences ont été évalués A par le CAR et les trois autres ont été évalués B. Suite à cette évaluation locale, la direction a décidé d’attribuer la prime C3 aux quatre dossiers évalués B par leur section CNU et A par le CAR. Cela permet notamment d’assurer un meilleur équilibre candidats/lauréats entre professeurs des universités et maîtres de conférences. Au final, 21 candidats sur 24 se sont vus attribuer la prime C3 en 2023.
Il est important de noter que l’ensemble des 24 dossiers déposés cette année était de grande qualité, ce qui démontre la qualité de l’investissement des enseignants-chercheurs titulaires au sein de l’établissement et justifie l’enjeu actuel, visant à élargir l’accès à cette prime à un plus grand nombre d’enseignants-chercheurs. Les trois candidats qui n’ont pas été retenus cette année pour l’attribution de la prime C3 ainsi que ceux qui n’ont pas souhaité recandidater suite à un échec l’année passée ont toutes les chances de l’obtenir l’année prochaine s’ils redéposent leur dossier.
Enfin, il est à noter que le bon fonctionnement de ce dispositif se fonde localement par sa coordination par Patricia Burgnies au sein de la direction des ressources humaines et par l’investissement des élus du CAR qui ont un nombre important de dossiers à se répartir. Un grand merci à chacun d’entre eux pour le temps et l’énergie consacrés.

