L’intégration de nouvelles équipes de recherche faisant partie de l’UMET et de l’UCCS suite à l’intégration de l’ENSCL au sein de Centrale Lille et les retours de la dernière évaluation par l’HCERES donnent l’opportunité à Centrale Lille de faire évoluer sa politique scientifique initialement votée en 2017.

Le Comité de Pilotage Recherche (CPR) travaille actuellement sur une nouvelle version du texte de politique scientifique qui sera présenté au Conseil Scientifique du 29 novembre.

L’objectif est de s’appuyer sur les atouts de notre établissement, notre diversité, notre pluridisciplinarité et sur notre ouverture sur l’international pour renforcer non seulement notre capacité collective à innover et produire de nouvelles connaissances mais aussi le positionnement et la reconnaissance de notre établissement sur les scènes nationales et internationales.. La nouvelle politique s’adosse aux activités et programmes de recherche des 7 Unités de Recherche dont Centrale Lille est tutelle (CRIStAL, IEMN, LMFL, L2EP, LaMCUBE, UCCS et UMET) et sur l’identification de potentiels de développement dans des domaines porteurs pouvant s’y articuler. Elle vise à soutenir les champs émergents, les projets innovants et les pôles d’excellence qui nous distinguent.

Une recherche autour de 4 thématiques transversales à dimensions sociétales :
Énergie, Numérique, Santé, Environnement

 

  • ÉNERGIE

L’énergie est au cœur des grands enjeux de développement durable auxquels la société doit actuellement faire face. Répondre aux besoins d’une population croissante tout en prenant en compte les préoccupations environnementales (pollution, changement climatique, réduction des émissions de CO2), tel est le défi de la transition énergétique qu’il s’agit de relever.

Ainsi, avec l’objectif de réduire les émissions de carbone, les activités de recherche dans ce domaine s’inscrivent dans la transformation du système énergétique avec pour défis la production massive d’énergies bas-carbone, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la prise en compte des contraintes de durabilité et sûreté énergétique.

  • NUMÉRIQUE

Le numérique est devenu une dimension transversale sous-jacente à l’ensemble des défis sociétaux actuels. Il accompagne l’évolution de notre système de santé, notre vie quotidienne, bouleverse notre façon de travailler, de communiquer, de produire et de créer.

Tourné vers le futur des sciences et technologies de l’information et de la communication, les activités de recherche menées dans ce domaine se veulent au cœur des développements du numérique au service de l’humain et d’autres grands enjeux tels que le changement climatique, la transition énergétique, la santé, les villes du futur, la mobilité et le transport, ou encore l’industrie 4.0. Les travaux et les innovations de recherche issus des laboratoires en micro-nanotechnologies, informatique, automatique, traitement du signal et des images, robotique, sont essentiels pour appréhender le monde de demain.

  • SANTÉ

L’allongement de la durée de vie et l’accentuation induite des pathologies et problématiques de dépendances, la corrélation de plus en plus marquée entre les conditions sociales / environnementales et la situation sanitaire, particulièrement défavorable dans notre Région Hauts-de-France, la nécessité apparue de manière criante ces derniers mois d’anticiper d’inévitable prochaines pandémies ou encore l’évolution des approches vers davantage de prévention, de soin et de suivi personnalisés avec une intégration plus transparente dans la vie quotidienne, font de la santé et du bien-être l’un des enjeux sociétaux majeurs des prochaines décennies.

Centrale Lille se fixe pour objectif de contribuer à relever les défis de cet enjeu en déployant une recherche fondamentale et technologique fortement interdisciplinaire en ingénierie pour la santé. Ceci adressera plus précisément des dispositifs médicaux pour un diagnostic précoce et prédictif accessible au plus grand nombre, des implants et thérapies de précision personnalisés faiblement invasifs, et des solutions d’optimisations de la logistique hospitalière et du parcours de soin jusqu’au domicile.

  • ENVIRONNEMENT

Les activités humaines et industrielles doivent aujourd’hui intégrer autant dans leur nécessaire évolution que dans leur développement de nombreux enjeux environnementaux liés au changement climatique, à la raréfaction ou la dégradation des ressources ou encore à la pollution à long terme de notre planète ou encore la préservation de la santé humaine. Ceci conduit à un changement de paradigme dans lequel l’humain et son environnement se placent au centre des processus d’innovation. La question n’est plus aujourd’hui de savoir comment produire « plus » mais comment produire « mieux » en réduisant l’impact de secteurs tels que la chimie, le transport, le bâtiment ou encore l’énergie sur l’environnement.

Les activités de recherche dans ce domaine se positionnent au cœur de cette transition environnementale autour de trois axes : la valorisation de ressources alternatives (bioéconomie, économie circulaire, recyclage), le développement de procédés et machines plus propres et plus sobres (catalyse hybride, machines électriques) et enfin l’environnement humain (qualité de l’air, réduction des émissions sonores, sécurité incendie).