ecole de production

C’est au cours de leurs années d’études à l’ITEEM et enrichis par leurs expériences, tant personnelles que professionnelles, que Pierre Delannoy, diplômé 2014, et Pierre Dusart, diplômé 2013, ont décidé de dédier leur carrière à l’ESS – Économie Sociale et Solidaire. Depuis plusieurs années, ils s’engagent et accompagnent des jeunes en décrochage scolaire vers l’emploi en travaillant dans les Écoles de Production : EPAL (Ecole de Production Automobile de Lens) et depuis cette rentrée l’EPICC (Ecole de Production Industrielle de Couture et Confection de Roubaix).

Les Écoles de Production  misent sur la pédagogie « Faire pour apprendre », en réconciliant l’entreprise avec l’école. Les jeunes sont accompagnés par un « Maître-Professionnel » et répondent à de vraies commandes passées par des clients industriels au sein d’un atelier pédagogique au cœur de l’école. Cet ancrage dans la vie économique et le rapport au client impliquent un haut niveau d’exigence et une responsabilisation des jeunes, qui leur apportent maturité et confiance en eux. Ils développent ainsi des savoir-faire et des savoir-être essentiels. Des enseignements généraux et un soutien social et global complètent cet accompagnement pour les mener en 2 ans à un diplôme (CAP) puis à l’emploi.

Pour Pierre Delannoy, l’aventure a commencé en 2016, lorsqu’il a cofondé l’EPAL, un garage-école qui accueille des jeunes à partir de 15 ans en situation de décrochage scolaire, pour les former au métier de la maintenance automobile, en situation réelle d’entreprise, et les accompagner à l’obtention du CAP en 2 ans.

C’est ensuite Pierre Dusart, alors en quête d’un nouveau challenge engagé, qui reprend le flambeau en 2018 en tant que Directeur de l’EPAL. Il met rapidement en pratique ses compétences de gestion de projet et participe activement au développement de l’école. En quelques années, la capacité d’accueil de l’école est passé de 7 à 25 jeunes, encadré par 5 salariés, des Maîtres-Professionnels (pour l’aspect technique) et des bénévoles (pour les enseignements généraux), mais l’EPAL a également augmenté sa production, proposant des services de centre automobile (de la vidange à la réparation de l’embrayage en passant par le chiffrage des travaux à effectuer), passant de 3 voitures par semaine à 3 voitures par jour.

« Dans ce modèle hybride de formation, il faut savoir s’adapter à la réalité des jeunes en difficulté, et accroître le rayonnement citoyen de l’activité. J’aimerais développer de façon durable l’EPAL pour ancrer le fonctionnement et les missions dans une démarche qualitative » explique Pierre Dusart.

En parallèle, Pierre Delannoy a travaillé activement sur la création de l’EPICC, qui ouvre ses portes lors de cette rentrée en accueillant une dizaine de jeunes. « Notre mission est d’accompagner des jeunes fragilisés, et notamment des jeunes filles, vers une insertion sociale et professionnelle réussie, en répondant au besoin de main d’œuvre des entreprises de confection textile locales et en soutenant un renouveau d’une filière textile française durable et engagée » précise-t-il.