3 conseils pour augmenter la visibilité et l’impact de sa production scientifique et s’engager dans un processus de science ouverte.
1. Avoir au moins un identifiant ORCID et un identifiant IdHal
Un identifiant chercheur ou identifiant auteur est un code unique attribué à tout auteur de production scientifique. Ce code identifie de façon univoque l’auteur dans un environnement numérique donné.
Il en existe de nombreux (par exemple : ORCID, IdHAL, IdRef, Publons, Scopus Author Id, etc.), et il est intéressant d’être visible sur la majorité d’entre eux.
- ORCID ID
Pour prioriser la création parmi toutes ces possibilités, il est recommandé de se créer en premier lieu un identifiant ORCID (Open Researcher and Contributor ID) – qui est une organisation internationale à but non lucratif. ORCID gère un répertoire central d’identifiants chercheurs (ORCID ID) avec les données des profils des personnes inscrites : institutions successives d’affiliation, cursus d’enseignement, récompenses reçues, adhésion à des organisations, projets financés, publications … Au 8 février 2021, ORCID déclarait gérer plus de 10 millions d’identifiants vivants.
Pour les chercheurs, le système d’identifiant ORCID ID est intéressant car international, gratuit, et relié à de multiples sources d’information comme :
- des bases de données bibliographiques (Scopus, Web of Science…)
- des éditeurs de revues ou d’ouvrages
- des agences de financement (ANR, ERC, Horizon, etc..)
- des entrepôts de publications et/ou de données (HAL, ArXiv, OpenAIRE, Dryad, Figshare…).
Il est à noter qu’il devient progressivement une obligation pour les dépôts de projets.
L’avantage d’ORCID est qu’il est identifié par le COmité pour la Science Ouverte comme un identifiant pivot qui peut s’interfacer avec les autres.
- IdHAL
Il est également fortement recommandé à tout chercheur d’avoir un IdHAL. HAL (Hyper Article en Ligne) est l’archive ouverte pluridisciplinaire française, accessible gratuitement et librement pour tous. Elle permet le dépôt et la diffusion sur internet de documents scientifiques publiés ou non.
Le deuxième plan national pour la science ouverte (PNSO) met d’ailleurs un fort accent sur l’utilisation par les chercheurs de l’archive ouverte HAL dont le rôle est déjà central au niveau national et ne cesse d’augmenter.
2. Renseigner le plus complètement possible ORCID et HAL
Pour chaque compte associé à un identifiant chercheur, il est important que le chercheur renseigne le plus complètement possible les champs proposés (profil, production scientifique, projets passés et en cours, CV, etc.).
Référencer correctement et de façon uniforme son affiliation (i.e. Centrale Lille) est en particulier un point crucial pour une bonne visibilité de notre établissement.
Par ailleurs, pour faciliter le travail de saisie, il est possible de créer des liens entre les différents identifiants chercheurs et de procéder à des transferts d’informations automatisés.
Plus d’informations sur les transferts entre HAL et ORCID en cliquant ici.
3. Amplifier, voire systématiser, une démarche individuelle et collective de science ouverte
Le PNSO définit la science ouverte comme la diffusion sans entrave des résultats, des méthodes et des produits de la recherche scientifique. Il préconise en particulier que l’ouverture des publications scientifiques devienne désormais une pratique incontournable, que ce soit par une publication nativement en accès ouvert ou par le dépôt dans une archive ouverte publique (par exemple HAL).
La visibilité et l’impact des travaux de recherche augmentent très significativement avec les dépôts en accès libre. Les chercheurs y sont donc très fortement encouragés.
Pour ce faire, la loi pour une République Numérique autorise à déposer le postprint (la version finale acceptée) des articles dans les archives ouvertes avec un embargo maximum de 6 mois pour une revue en Sciences, Techniques et Médecine quel que soit le contrat signé avec l’éditeur. Par ailleurs, les chercheurs ont toujours le droit de rendre accessible le preprint (la dernière version soumise) immédiatement.
Pensez donc à déposer vos preprints ou postprints sur des archives ouvertes pour gagner en visibilité !

