La Fédération de recherche hydrogène, appelée FRH2, a été lancée officiellement par le CNRS mardi 9 mars 2021 à l’occasion d’un événement en ligne. Cette Fédération de recherche a été mise sur pied il y a un an pour favoriser les collaborations entre les équipes du CNRS et faire le lien avec les acteurs du monde industriel et l’ensemble de la filière hydrogène.
La FRH2 rassemble plus de 270 chercheurs permanents (chercheurs du CNRS, enseignants-chercheurs universitaires et ingénieurs) issus de 28 laboratoires engagés activement dans le domaine de l’hydrogène dont l’UCCS – Unité de Catalyse et de Chimie du Solide.
Lors du lancement de la FRH2, Antoine Petit, Président-directeur général du CNRS, a rappelé que « la mission première du CNRS consiste à faire de la recherche fondamentale » mais qu’il s’agit « aussi d’appliquer ces recherches aux grandes questions sociales et économiques, parmi lesquelles la transition énergétique et l’hydrogène. Pour cela, la collaboration entre les académiques et les industriels est essentielle ».
L’hydrogène peut être utilisé comme un vecteur d’énergie en particulier pour la mobilité lourde, telle que le transport collectif de personnes et le transport de marchandises, là où les solutions à base de batteries sont plus difficiles à mettre en œuvre. Il apparaît comme un vecteur d’énergie pour le stockage de l’électricité issue des sources renouvelables.
Avec l’objectif de travailler sur toute la chaîne de valeur de la filière, la FRH2 est organisée en quatre axes techniques principaux : la production d’hydrogène, son stockage, et sa conversion en électricité pour des usages en mobilité et en stationnaire, et autour de 2 axes thématiques transversaux, la formation et les moyens technologiques.
« Dans le cadre du plan de relance, sur les 7 milliards d’euros consacrés au développement de la filière hydrogène jusqu’en 2030, 80 millions sont alloués au PEPR (Programme et équipements prioritaires de recherche) piloté par le CEA et le CNRS. Sur les 7 projets du PEPR actuellement en cours de construction, l’UCCS est impliquée dans 3 d’entre eux. La Fédération en assure la coordination en lien avec le CEA et les acteurs du domaine. C’est parce que la FRH2 existe que nous sommes aujourd’hui en capacité de nous mettre en ordre de marche pour répondre à l’objectif d’un hydrogène décarboné à horizon 2030 : 1+1+… > 28 ! » explique Rose-Noëlle Vannier, membre de l’UCCS et responsable scientifique à la FRH2.

